TRADUCTION DE DON QUICHOTTE EN LANGUE ROMANI/TSIGANE

Présentation du projet | Antécédents | Financement (micro-mécénat) | Médias

Présentation du projet:

La Romaní chib, langue millénaire néo-indienne parlée par les Roms/Tsiganes, proscrite en Espagne depuis 1663, mais actuellement utilisée par une grande partie de la Communauté rom d’Europe et d’Amérique, va habiller avec ses mots l’œuvre immortelle de Miguel de Cervantes, afin qu’elle puisse être lue dans la langue universelle de quatorze millions de locuteurs. Ceux-ci vont ainsi s’incorporer à l’ensemble des lecteurs qui profitent déjà – beaucoup d’entre eux depuis des siècles – du meilleur livre de la littérature espagnole. À l’occasion du IV Centenaire de la mort de Cervantes, l’association annonce la préparation d’une édition monumentale en langue romani, illustrée avec des lithographies et des dessins du peintre autrichien Anton Winkelhöfer. L’édition se composera de deux volumes et sera disponible en version numérique et en support papier (rigoureusement numérotée dans sa reliure cartonnée, par ordre des demandes reçues).

Personnage universel, Don Quichotte – le plus oisif des vagabonds, auquel la littérature a donné vie, après ses premiers quatre siècles de pérennité provisoire –, a été forgé par l’humanité entière, et maintenant, ses aventures vont être remodelées par la communauté tsigane contemporaine tout au long des chemins parcourus par la chib romaní (la langue romani) et les pindré romèsquere (les pieds des Roms). Il les accompagnera dorénavant dans leur propre langue pour aider les nécessiteux et les déshérités, dans leur spontanéité vitale, dans leur vie libre et large, et les partisans de ses exploits : un peuple sans Etat et sans frontières ; un peuple sans terre mais de toute la terre, empathique, non violent et créatif, qui n’a toujours pas trouvé dans la société majoritaire la place qu’il nécessite et mérite, dans l’égalité, la liberté et la dignité.

La valeur de langue romani va enfin être reconnue, protégée par la sagesse populaire tant de fois déversée dans le Don Quichotte, comme une partie incontournable du patrimoine linguistique paneuropéen et universel. En entreprenant cette initiative unique, la Asociación Nacional Presencia Gitana contribue à la réparation historique, jusque-là toujours niée, d’un peuple qui tient dans sa langue sa véritable patrie, en tant que communauté transnationale à base multiétatique d’européens de plein droit (dixit le prix Nobel Günter Grass, qui fut membre du Conseil consultatif de Presencia Gitana).

Les éditions Presencia Gitana comptent sur une équipe de traducteurs et sur l’Equipe d’études de l’association, qui a conçu le projet et le supervise lors de toutes ses phases.

En tant que promotrice du projet, l’association a reçu le soutien institutionnel et l’hospitalité de l’Institut Cervantes. Dans le cadre de la Semaine Cervantine du IV Centenaire, ce dernier a accueilli la présentation de l’initiative à son siège de Alcalá de Henares (là où tout a commencé) le 28 avril 2016, à 19:00 heures:

Vidéo de la présentation (site internet de l'Institut Cervantes)

Antécédents:

Le 3 janvier 1979, notre association dénonçait, depuis la page d’opinion du journal El País, l’absence inédite de référence et le manque de reconnaissance de la langue romani/tsigane dans la Constitution espagnole alors récemment publiée (Journal officiel espagnol du 29 décembre 1978), en tant que cinquième langue des peuples de l’Espagne. Une langue qui avait besoin de reconnaissance et de protection de iure ou de facto en tant que langue minoritaire, bien que millénaire et transnationale, discriminée, en Espagne comme dans tous les pays d’Europe. Nous y signalions également le désintérêt des autorités politiques, éducatives et culturelles pour sa sauvegarde, propice à une coexistence enrichissante souhaitée avec les autres langues de l’Espagne.

Préalablement, au mois de juillet 1978, le VII Congrès international pour la défense des langues et des cultures menacées, qui s’était tenu à Barcelone, avait demandé au Gouvernement espagnol – faisant siens les arguments exposés aux congressistes par le représentant de notre association, spécialement invité pour l’évènement – la coofficialité des langues parlées sur tout le territoire de l’Etat “en fonction uniquement de motifs de territorialité de la langue, c’est à dire, selon la maîtrise de la langue, avec l’unique exception des citoyens tsiganes, auxquels, n’ayant pas de territoire concret, on appliquera le droit individuel qui inclut l’enseignement de la langue romani”.

Belle unanimité, qui ouvrait la porte à une réparation historique mais qui restait finalement au stade des meilleures intentions, parce que ni le gouvernement de transition démocratique ni l’assemblée constituante ne la prirent en considération. En attendant ce dédommagement et cette restitution que l’Espagne doit (aujourd’hui est toujours encore !) en stricte justice au peuple rom, presque quatre décennies se sont écoulées sans que rien n’ait bougé, ou profondément bougé.

L’Association ne s’est jamais avouée vaincue et a continué de tourner autour du raccourci, jusqu’à ce qu’elle trouve enfin une boussole pour mener à bon port cette aventure, aussi belle que nécessaire, en faveur de la réparation historique et de la dignité de la communauté parlant la langue romani, dans la diversité phonétique et polydialectale de ses expressions partout dans le monde, où que se trouvent ses porteurs (quatorze millions de Roms/Tsiganes).

Mais, juste lorsque nous nous trouvons à la veille de célébrer le IV Centenaire de la Mort de Cervantes, la chance – diverse et esquive pendant des années – a voulu que l’Institut Cervantes accueille le lancement du Projet (poursuivi avec obstination et jamais abandonné) de traduction de Don Quichotte impulsé par notre organisation, et prête son soutien et son hospitalité lors de l’acte de présentation.

Financement (micro-mécénat):

Le Projet de traduction et d’édition de Don Quichotte en langue romani est financé grâce au micro-mécénat ou crowdfunding. Les sommes apportées seront destinées intégralement à la traduction et à l’adaptation de Don Quichotte à la langue romani, outre la mise en page, l’édition, l’impression et la coordination de l’œuvre. L’édition se composera de deux volumes. La publication et la présentation de la première partie de Don Quichotte (volume I) est initialement prévue pour le 23 avril 2017, et la seconde partie (volume II) pour le 23 avril 2018.
La personne ou l’entité souhaitant contribuer à ce projet unique pourra le faire à travers :

  1. Virement bancaire ou versement en espèces sur le compte de l’association ouvert au Banco de Santander. IBAN : ES40 0049 3660 1921 1418 6807
  2. Paiement à travers notre compte Pay Pal : presenciagitana@presenciagitana.org

Votre nom ou, le cas échéant, celui de votre organisation, tout comme la devise “O Rai Kixóte”, devra apparaître sur l’ordre de paiement ou de virement. Une fois le paiement réalisé, vous devrez nous envoyez un email avec votre nom complet à : presenciagitana@presenciagitana.org pour gérer votre contre-prestation et vous maintenir au courant de la progression du Projet. Si vous souhaitez acquérir un exemplaire du livre en support papier une fois celui-ci publié, vous devrez également nous indiquer votre adresse postale et numéro de téléphone.
Les “récompenses” ou contre-prestations que vous obtiendrez pour votre collaboration au financement du Projet à travers le micro-mécénat sont les suivantes :

(Note : Notre association étant déclarée d’utilité publique, les apports supérieurs à 60 EUR seront considérés comme des dons et serviront les objectifs de notre organisation. Ils sont par conséquent fiscalement déductibles pour vous, en tant que personne physique, ou votre entité).

 

Médias:

Certains médias se sont déjà fait l’écho du Projet:

ABC / ABC / ANTENA 3 / DIARIO DE ALCALÁ / EDUCALAB / EL CONFIDENCIAL / EL DÍA / EL PERIÓDICO / ENFOQUE NOTICIAS / HUFFINGTON POST / LA INFORMACIÓN / LA REGIÓN / LA SEXTA / ONDA CERO / PORTAL-LOCAL

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